V — ARCANES D’ALCHIMIE &

DEMEURES PHILOSOPHALES

DE MONTPELLIER

Clapas5

SECRETS D’INITIÉS

ET LIEUX SACRÉS DE MONTPELLIER    

Depuis le siècle dernier, l’ouvrage de Fulcanelli sur les Demeures Philosophales a inspiré un tel

respect... qu’il a laissé un grand vide dans son sillage.

S’il semble effectivement difficile de mobiliser un tel savoir à propos des textes classiques, de

l’Art et son symbolisme ou de la pratique alchimique, on peut quand même se demander

pourquoi nul ne s’est jamais risqué à expliciter les structures qui caractérisent les sites

alchimiques de toutes tailles et de toutes les époques, depuis les sites sacrés médiévaux jusqu’à

ceux mis en place par leurs discrets successeurs. Cette mise au jour permet pourtant – entre

érudition et opérativité – de localiser les logis alchimiques, de résoudre quelques arcanes

persistants, d’éclairer l’œuvre des Adeptes du passé, de discerner leurs buts, de bénéficier des

forces graduées qu’ils ont mises en place et de retrouver des dynamiques utiles au laboratoire.

 

En effet, dans ce domaine où tout est significatif et relié, chaque nouvelle avancée est riche de

retombées ; ainsi, il suffit de savoir détecter les emplacements des sites d’alchimie, leur

« couleur » et leur niveau pour comprendre le rôle qui leur était attribué et détailler leurs forces.

Dès lors, on s’aperçoit que les sites de l’œuvre au blanc ont été largement disséminés par les

Adeptes qui les considéraient comme des lieux d’ablutions énergétiques. Ainsi, toutes les

adductions d’eau potable, les passages de seuils, les places et tous les édifices publics de

Montpellier ont été « alchimisés » au blanc, depuis l’époque médiévale jusqu’au XIXe siècle.

De même, si les lieux d’alchimie les plus simples n’ont que peu de rapport avec le travail au

laboratoire, nous vérifierons que les sites les plus complexes et les labyrinthes reliés

représentent des reconstitutions du Magistère, destinées à ceux qui se soucient de leur équilibre

énergétique ou aux alchimistes opératifs qui y verront une transposition, opération par

opération, de l’œuvre au blanc ou de l’œuvre au rouge.

 

Ces avancées à propos des sites, des Adeptes et de leur géométrie sacrée, des opérations

alchimiques et des forces associées ne sont pas issues de la transgression de secrets ou de

constructions intellectuelles, mais elles vous ont été indiquées par les Adeptes eux-mêmes,

parfois sous la forme d’énigmes. Avec des exemples précis, cet ouvrage les découvre pas à pas,

en apportant de multiples vérifications.

Vous saurez reconnaître les motifs de façades qui caractérisent certaines demeures alchimiques,

vous découvrirez le véritable rôle du labyrinthe de l’église Sainte-Anne, vous comprendrez

pourquoi tel hôtel particulier a été construit en biais, vous pourrez interpréter les pavages

circulaires disposés devant certains sites d’alchimie, vous saurez pourquoi des numéros de

portes ont été inversés, comment un labyrinthe jusqu’ici insoupçonné révèle une Pierre

philosophale et un Phénix, pourquoi la portée de l’arche géante de l’aqueduc du Peyrou a été

conservée malgré plusieurs essais malheureux, vous pourrez décoder un étrange rébus situé

dans un parc de la ville, et vous comprendrez enfin l’histoire issue de l’Égypte pharaonique que

racontent les motifs – noirs blancs et rouges ! – des trottoirs de la grand rue Jean Moulin.

 

Dès lors, l’alchimie « au blanc » du Montpellier philosophal – véritable ville dans la ville – vous

apparaîtra enfin visible et lisible.